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Jamais non plus ils ne l'auraient reconnue pour Reine !

Jamais, au grand jamais, la sainte Vierge n'aurait été déclarée Reine de l'univers au côté de son Fils, s'il avait fallu attendre notre époque apostate pour qu'elle le soit : car les protestantisateurs méthodiques de l'Église catholique y auraient vu :

- "un titre que la Vierge, dans sa profonde humilité, ne se serait jamais attribué à elle-même" ( ??? ) ( cf MPF citant François )

- "un titre qui aurait fait outrageusement de l'ombre au Christ le seul Roi dont le règne n'aura pas de fin, et qui aurait mis la sainte Vierge sur un plan d'égalité avec Lui". ( idem )

- "Un titre qui n'aurait pas pu être défendable d'un point de vue oecuménique".


Bref :

Que Marie soit aujourd'hui reconnue par l'Église catholique comme la Reine du Ciel et de la Terre au côté de son divin Fils, voilà bien ce que les protestantisateurs enragent de ne plus pouvoir empêcher, et ils cherchent pitoyablement à se venger sur son titre de Corédemptrice.

Mais s'ils le peuvent encore, ce n'est qu'en s'empêtrant dans leurs propres contradictions, lui ôtant un titre pour des raisons oecuméniques, titre qu'ils sont cependant forcés de lui concéder discrètement par ailleurs ( cf MPF ).

"Marie Reine de l'univers" est bien plus qu'un simple titre que l'on retrouve dans la liturgie, et qui pourrait donc être soumis à la discussion théologique, comme voudrait l'inventer le pseudo liturgiste Chaos Aeterna :

c'est une vérité certaine, certes non officiellement promulguée comme un dogme par l'Eglise catholique, mais qui en a cependant toute la force, représentant l'un des 15 Mystères du très saint Rosaire de la très Sainte Vierge Marie.

Or le Rosaire a une place toute particulière dans la foi de l'Église, puisqu'il a été tout simplement canonisé par la sainte Vierge elle-même, de sorte que personne, serait-ce même un pape, n'est en mesure d'en remettre en cause un seul Mystère.

Que Marie soit la Reine du Ciel et de la terre au côté de son divin Fils oblige donc la foi des catholiques tout autant qu'un dogme officiel.

Mais si par malheur, ce titre n'était pas encore assuré à la sainte Vierge par un des cinq Mystères glorieux du Rosaire, les actuels protestantisateurs forcenés de l'Église catholique se seraient jetés dessus pour le mettre en pièce, exactement pour les mêmes raisons invoquées à tort contre la co-rédemption.

D'autre part :

si la Corédemption de la Vierge n'était pas une évidence, c'est-à-dire, si Marie ne jouait pas un rôle ACTIF aux côtés de son divin Fils, le seul et unique Rédempteur de plein droit,

alors Marie ne serait jamais représentée écrasant la tête de Satan sous ses pieds. Or c'est pourtant bien ainsi qu'elle est représentée sur la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac. C'est aussi simple que cela, et cela permet donc à minima de garder ouverte la discussion théologique autour du terme de Corédemptrice.

L'avis qui vient de paraître est celui de Tucho, et n'a pas plus de force que l'avis du très regretté François, déclarant : "La Corédemption, c'est de la bêtise ! " ( sic ).

Puisse son âme reposer en paix...

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Auguste Mère de Dieu,

nous vous louons et nous vous glorifions dans tous vos mystères ineffables : dans votre Maternité Divine, dans votre Virginité Perpétuelle, dans votre Immaculée Conception et dans votre Glorieuse Assomption au Ciel où vous régnez comme Reine de l’Univers. Nous vous louons de la plus haute louange que l’on puisse adresser à une créature car vous avez été mystérieusement unie de toute éternité à Jésus-Christ dans un seul et même décret de prédestination qui vous fait Immaculée dans votre Conception, Vierge perpétuelle dans votre Maternité divine et libre Coopératrice du divin Rédempteur, depuis Sa Conception dans votre sein si pur jusqu’à Sa Crucifixion sur le Calvaire, où Lui-même a racheté le monde par Sa Passion, et vous-même par votre Compassion.

Nous vous louons, ô notre Mère céleste, car tout ce que le Christ a souffert dans Son Sacré Cœur, transpercé à cause de nos péchés, vous l’avez souffert dans votre Cœur Immaculé, indissolublement uni à Celui de votre Fils dans Son Sacrifice salvifique à Dieu le Père. Comme vous avez été préservée de la corruption du tombeau, et que vous êtes montée corps et âme à la gloire céleste, où vous êtes assise dans la splendeur, à la droite de votre Fils, le Roi immortel des siècles, qui vous a couronnée Reine de l’Univers, nous vous honorons parce que vous avez enfin gagné, après une longue vie de souffrances mortelles, la couronne suprême sertie de vos privilèges. Du haut du ciel où vous régnez en Souveraine, de grâce, notre Avocate, intercédez pour nous devant le trône de Dieu, pour que, de votre Cœur Immaculé, soient versées dans nos cœurs toutes les grâces du salut.

Ô Très Sainte Vierge Marie, notre douceur et notre espérance, intercédez en notre faveur afin que le mystère ineffable de votre maternité spirituelle pour nous et de votre royauté universelle sur nous, vos enfants de la Sainte Église, soit solennellement proclamé dogme infaillible par le Saint Père. Nous espérons avec confiance que cette reconnaissance solennelle de votre Corédemption Universelle, de votre Médiation Maternelle et de votre Royauté sur la Terre comme au Ciel, fera pleuvoir une abondance de grâces dans nos cœurs faibles et arides, grâces si nécessaires en ce temps de grande apostasie dans l’Église. Priez pour nous, notre Mère céleste, afin que nous puissions vous glorifier toujours davantage, en vous couronnant de ces beaux titres de Corédemptrice, Médiatrice de Toutes Grâces, et Reine, et pour que, en ces temps difficiles, nos cœurs soient remplis des grâces que votre Cœur Immaculé désire nous accorder.

Ayez pitié de vos enfants, Ô Cœur Douloureux de Marie Corédemptrice, et intercédez pour nous, ô Cœur Glorieux de Marie Médiatrice de Toutes Grâces, afin que nous puissions toujours rester auprès de vous, et former votre armée de fidèles serviteurs ayant pour seul refuge votre Cœur Immaculé où nos vertus théologales sont gardées en sûreté. Que votre Cœur soit toujours l’abri assuré de nos cœurs, afin que la Vraie Foi en la Croix du Christ soit à jamais plantée en nos âmes, afin que la vertu d’Espérance y soit toujours fermement ancrée, et que la flamme de la Charité divine y brûle éternellement. Ainsi soit-il.
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