Arthur De la Baure

Quelques questions aux prêtres de la FSSPX et autres Résistants.

Soit les changements de Vatican II et des papes conciliaires sont des évolutions homogènes de la religion ( accidentelles), alors nous devons nous y soumettre pour demeurer catholique et la réaction traditionaliste est schismatique car:
« L’Église catholique, en effet, a toujours considéré comme schismatiques ceux qui résistent opiniâtrement à ses légitimes prélats, et surtout au Pasteur suprême, et qui refusent d’exécuter leurs ordres et même de reconnaître leur autorité. »
PAPE PIE IX, QUARTUS SUPRA

Soit les changements sont substantiels et nous sommes face à une religion frelatée ne correspondant pas à la religion instituée par Jésus-Christ. Dans ce cas la réforme et les autorités ne peuvent pas être légitimes et catholiques car le Saint Esprit qui guide l'Église et qui a été promis par Dieu pour assister papes et évêques ne peut institué une fausse religion : « Il a voulu et très sévèrement ordonné que les enseignements doctrinaux de ce magistère fussent reçus comme les Siens propres. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. « Seigneur, si nous sommes dans l’erreur, c’est Vous-même qui nous avez trompés » (Conc. Vat. sess. III. cap. 3). » Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896

L’Eglise enseignante, étant quotidiennement guidée par l’Esprit Saint, ne peut pas se tromper unanimement et donc croire et enseigner unanimement des hérésies.
« Mais puisqu’il est certain, pour nous servir des paroles des Pères de Trente, que « l’Église a été instruite par Jésus-Christ et par ses Apôtres, et que l’Esprit Saint, par une assistance de tous les jours, ne manque jamais de lui enseigner toute vérité » (Conc. Trid. sess. XIII, decr. de Eucharist in prœm.), c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre. »

« Par la généralité des expressions, le synode comprend et soumet à l’examen, qu’il prescrit, même la discipline constituée et approuvée par l’Église, comme si l’Église, dirigée par l’Esprit de Dieu, pouvait établir une discipline non seulement inutile et trop onéreuse pour la liberté chrétienne, mais encore dangereuse, nuisible et conduisant à la superstition et au matérialisme. »
PIE VI, AUCTOREM FIDEI, PROPOSITION N° 78

L'Église enseignante ne peut promulguer un mauvais rite car:
" Si quelqu’un dit que les cérémonies, les vêtements et les signes extérieurs dont l’Eglise se sert dans la célébration de la messe sont plutôt des dérisions de l’impiété que des marques de piété : qu’il soit anathème »
CONCILE DE TRENTE, SESSION XXI, CHAP. 2

Un prêtre qui méprise ou omet des rites approuvés par l’Eglise est anathème.
« Si quelqu’un dit que les rites reçus et approuvés de l’Eglise catholique, en usage dans l’administration solennelle des sacrements, peuvent être ou méprisés ou omis sans péché, au gré des ministres, ou encore être changés en d’autres nouveaux par tout pasteur des églises : qu’il soit anathème. »

L’Eglise ne peut errer sur des questions relatives à la foi :
« Si on considère la Providence divine qui dirige son Église par l’Esprit Saint pour qu’elle n’erre pas, comme lui-même l’a promis en Jn 14,26, [disant] que l’Esprit, quand il viendrait enseignerait toute la vérité, c’est-à-dire ce qui concerne les choses nécessaires au salut, il est certain qu’il est impossible que le jugement de l’Église universelle se trompe sur les choses relatives à la foi »
Saint Thomas d’Aquin, Quodl. IX, q. 8, a. 1

« Si tous les évêques se trompaient, toute l’Église se tromperait, or le peuple est tenu de suivre ses Pasteurs, comme le dit Jésus en Luc 10,16 : “Qui vous écoute, m’écoute” et Matthieu 23,3 : “Faites tout ce qu’ils vous diront” »
Saint Robert Bellarmin, Controversiarum de conciliis Liber tertius qui est de Ecclesiam non posse errare, in Opera omnia


Les successeurs des Apôtres doivent perpétuellement garder le dépôt de la foi et nous le transmettre car:
« Jésus-Christ a ordonné aux Apôtres et aux successeurs perpétuels des Apôtres d’instruire et de gouverner les peuples : Il a ordonné aux peuples de recevoir leur doctrine et de se soumettre docilement à leur autorité. »
PAPE LÉON XIII, SATIS COGNITUM, 29 JUIN 1896.

« La doctrine de foi que Dieu a révélée n’a pas été proposée comme une découverte philosophique à faire progresser par la réflexion de l’homme, mais comme un dépôt divin confié à l’Epouse du Christ pour qu’elle le garde fidèlement et le présente infailliblement. »
CONCILE VATICAN I, DEI FILIUS

Orthodoxie ou modernisme?
Développement homogène de la doctrine ou rupture ?
Sainte religion Catholique ou fausse religion ?
Culte de Dieu ou culte de l'homme?
Vrais papes ou vrais gourous?
2752

Les catholiques subissent un régime d'occupation par des forces ennemies, sans s'en rendre compte.
Souvent par commodité.

AveMaria44

Usurpateurs prêchant une nouvelle religion sous l'autorité apparente de Pierre, c'était le plan....
Sachant que :
«....Car le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi..... » Vatican I Pastor Aeternus 18 juillet 1870, 4e session.
Force est de constater que l'assistance du Saint-Esprit est absente, la question est, alors: pourquoi ?
Pourquoi ces papes enseignent autre chose ?
Pourquoi tout le monde, ou presque, suit ?