Une note du Vatican sème la confusion au sujet des indulgences.
Sous la direction du cardinal Angelo De Donatis, pénitencier majeur, le Saint-Siège vient de publier un "mode d'emploi" destiné aux fidèles qui désirent obtenir l'indulgence plénière lors de l'Année Sainte (jubilaire) 2025.Ce document publié dans la presse contient l'erreur doctrinale capitale de confondre l'indulgence avec l'absolution sacramentelle des péchés et d'ignorer pratiquement la réalité du purgatoire (mentionné tout à la fin de la note).
Dans le site Vatican News on lit: "La note de la Pénitencerie apostolique souligne que l'indulgence plénière permet de découvrir la miséricorde infinie de Dieu et <est donc une vraie grâce du Jubilé>. En effet, l'indulgence plénière restaure celui qui en bénéficie dans l'état de son baptême, c'est-à-dire lavé de tout péché."
Dans les journaux (La Libre, Le Soir, ...) on lit: "Les fidèles réellement repentis (...) obtiendront du trésor de l'Eglise une pleine indulgence, la rémission et la pardon de leurs péchés", explique le cardinal Angelo De Donatis, ..., dans un communiqué des Vatican. On voit clairement ici que c'est l'indulgence qui remet les péchés et non plus le sacrement de pénitence, relégué à une place secondaire.
Dans ces mêmes journaux, l'article se termine en soulignant la "réputation sulfureuse" des indulgences au sein de la chrétienté depuis l'époque où elles faisaient l'objet d'un commerce juteux dont les abus avaient provoqué la révolte de Luther et la Réforme protestante.
Cette confusion absolution-indulgence est en réalité entretenue depuis longtemps par les médias: à chaque bénédiction "Urbi et Urbi" (Noël et Pâques), l'indulgence plénière qui y est attachée est présentée comme "pardon des péchés" par les commentateurs de télévision.